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Sommeil & TDAH

  • Photo du rédacteur: Emma Torija
    Emma Torija
  • 12 janv.
  • 3 min de lecture

La relation entre TDAH et sommeil est bidirectionnelle : le TDAH favorise les troubles du sommeil, et un mauvais sommeil renforce les manifestations du TDAH.

Ce cercle vicieux peut fortement impacter la vie scolaire, professionnelle et sociale si rien n’est fait.​

sommeil et tdah


Rappels sur le TDAH

Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) est un trouble du neurodéveloppement caractérisé par trois grands pôles : inattention, hyperactivité motrice et impulsivité. Il touche environ 5 à 7 % des enfants et autour de 4 % des adultes, avec un retentissement important sur la scolarité, le travail, la vie familiale et l’estime de soi.​

  • Inattention : difficultés à rester concentré, tendance à oublier, à se laisser distraire facilement.​

  • Hyperactivité : besoin de bouger, agitation, sensation d’être « survolté » en permanence.​

  • Impulsivité : agir ou parler sans réfléchir, difficulté à attendre son tour, prises de décision rapides.​


Pourquoi le TDAH perturbe le sommeil ?

La majorité des enfants et adultes TDAH présentent au moins un trouble du sommeil : insomnie, réveils fréquents, retard de phase, syndrome des jambes sans repos ou apnée du sommeil. Ces difficultés sont liées à des facteurs neurobiologiques (dopamine, mélatonine), émotionnels et comportementaux propres au TDAH.​

  • Dysrégulation de l’horloge biologique : beaucoup de personnes TDAH ont un syndrome de retard de phase, avec endormissement et réveil plus tardifs que la moyenne.​

  • Hyperactivité mentale : pensées qui tournent, ruminations, créativité tardive le soir rendent l’extinction « interne » difficile.​

  • Difficulté à gérer les émotions : anxiété, stress, excitation, deuil ou contrariétés perturbent la routine du coucher et augmentent les problèmes d’endormissement.​


Les principaux troubles du sommeil associés

Plusieurs types de troubles sont particulièrement fréquents chez les personnes avec TDAH, et ils peuvent se cumuler chez un même individu. Bien les identifier aide à orienter vers les bons spécialistes et les prises en charge adaptées.​

  • Insomnie : difficultés à s’endormir (délai > 30 minutes), réveils nocturnes ou réveil trop précoce, souvent liées à une activation mentale élevée et une hygiène de sommeil inadaptée.​

  • Troubles du rythme circadien : retard de phase avec endormissement très tardif et dette de sommeil chronique en raison des horaires scolaires ou professionnels.​

  • Syndrome des jambes sans repos et mouvements périodiques des membres : sensations désagréables et besoin de bouger les jambes au repos, perturbant l’endormissement.​

  • Apnée du sommeil : pauses respiratoires pendant le sommeil, ronflements, fatigue intense au réveil, pouvant mimer ou aggraver un tableau de TDAH.​


Un cercle vicieux : manque de sommeil et symptômes TDAH

La relation entre TDAH et sommeil est bidirectionnelle : le TDAH favorise les troubles du sommeil, et un mauvais sommeil renforce les manifestations du TDAH. Ce cercle vicieux peut fortement impacter la vie scolaire, professionnelle et sociale si rien n’est fait.​

  • Un sommeil de mauvaise qualité réduit la capacité d’attention, augmente l’impulsivité, la distractibilité et l’instabilité émotionnelle, ce qui amplifie les difficultés déjà présentes dans le TDAH.​

  • La fatigue chronique pousse certains à compenser par davantage de stimulation (écrans, café, activité tardive), ce qui repousse encore l’endormissement et crée une dette de sommeil.​

  • Chez l’enfant, ces troubles peuvent se traduire par agitation, irritabilité, troubles des apprentissages et comportements parfois interprétés à tort comme de la « mauvaise volonté ».​


Pistes concrètes pour améliorer le sommeil

Un point central des recommandations récentes est d’explorer systématiquement le sommeil dans le TDAH et d’adapter l’hygiène de sommeil aux spécificités de ce fonctionnement. Une évaluation médicale reste indispensable en cas de suspicion d’apnée, de syndrome des jambes sans repos ou d’insomnie sévère.​

  • Mettre en place une routine du soir structurée : horaires réguliers, séquence répétitive (douche, lumière tamisée, activité calme), environnement de chambre apaisant.​

  • Limiter les écrans et stimulations fortes au moins une heure avant le coucher : les écrans retardent la sécrétion de mélatonine, déjà parfois décalée chez les personnes TDAH.​

  • Travailler la gestion émotionnelle et l’hyperactivation mentale : sophrologie, relaxation, méditation guidée, journaling ou accompagnement psychologique peuvent aider à « ralentir » le cerveau avant de dormir.​

  • Revoir les traitements : certains médicaments (stimulants notamment) peuvent nécessiter un ajustement de dose ou d’horaires s’ils impactent l’endormissement, ce qui doit se faire uniquement avec le médecin prescripteur.​


Ressources et sources à consulter:

  • HyperSupers TDAH France – Association spécialisée sur le TDAH, propose des fiches détaillées sur les troubles du sommeil associés, le diagnostic et les prises en charge, rédigées avec des professionnels de santé.​

  • Psycom – TDAH – Site d’information publique sur la santé mentale, avec une page claire sur le TDAH comme trouble du neurodéveloppement, utile pour rappeler les bases à tes lecteurs.​

  • Articles pédagogiques récents sur TDAH et sommeil (par exemple SOS Oxygène, SommeilLab/Bultex, Upbility) qui expliquent le lien entre TDAH, retard de phase, insomnie, syndrome des jambes sans repos et apnée du sommeil, en s’appuyant sur les connaissances scientifiques actuelles.​

  • Documents issus de congrès du sommeil (comme les communications présentées lors des Journées du Sommeil ou de la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil) qui approfondissent la question du TDAH et du sommeil chez l’enfant et l’adulte.​


Ces ressources ne remplacent pas un avis médical personnalisé. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin ou un spécialiste du sommeil.


 
 
 

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